Turn on the light.



Prérogative permanente

Prie moi d'être dépréciative
Pour la première présomption
Je présente mes prières.

Ecrase moi entre tes doigts
Allume moi pour la dernière fois
Et ensuite, loin, très loin jette-moi.
Et surtout ne reviens pas.

Tu veux me faire croire à la sincérité
Encore une fois je me serais trompée
Faire confiance, plutôt crever
Je ne souffrirais pas encore pour m'amuser.

Soyons ceux que nous voulons
Les enfants que nous cherchons
Je ne prendrais pas pour un con
Le temps qui m'apporte la solution.

Il faut savoir s'écouter, s'entendre
A ne jamais l'avoir fait, je me suis perdue
Mais cette fois, je ne serais pas tendre
Je viendrais et si tu pleure, je te tue.

Eteins la lumière, et pleure de terreur
Ou accepte que c'est la dernière fois
Ou toi et moi pendant des heures
On se parlera de notre pourquoi.

Du « Sert à rien », ça fait du bien.



Cinq heure du matin
Le réveil a pris une claque
Dommage, la chanson était bien

En plus j'ai rien
A mettre, pour les flaques
Serais trempée sur le chemin.

Maman était pas réveillée
Ca lui ressemble même pas
Elle est arrivée complètement sonnée
Les yeux rouges comme des tagadas.

Pour la peine y'avait pas de café
Alors je me suis résolue
A boire du lait, mélangé
Au chocolat, je le ferais plus.

Pas mis les mêmes chaussettes
Oublié une chaussure sous le lit
Me suis arraché les cheveux de la tête
Après trois fois les escaliers sans bruit.

Se réveiller dans une maison qui dort
Quand on est un éléphant
Croyez moi ça tient du record
Je voudrait un oscar maintenant.

Parce que je suis partie
Sans que personne se réveille
Sûre que j'ai pas menti
Je suis une petite merveille.

De douceur et de délicatesse
De grâce et de politesse
Après autant de compliments
Que je me fais en m'étouffant
Je vais allumer ma cigarette
Parce que ca devient indécent
Autant de conneries en quelques lettres
Je suis un carnage et je m'en défend.

Je suis pas capable et je l'avoue
De faire doucement, de faire du tout
Tant pis si on m'entends jusqu'à Sidney.
Il sauront comme ça d'où vient le danger.

Deux kilos en un jour, j'ai enfin trouvé le truc…

Lui ( 10 – Je l'apporterais la prochaine fois )



A la pâte à crêpes du jeudi soir
Dans lequel tu as mis tous tes espoirs
Je remercie ce délicieux hasard
De m'avoir sortie du placard.

Il y a des rires qu'on oublie
D'autres qu'on n'entend pas
J'ai bon espoir, je te le dis
Qu'il me surprenne au moins une fois.

De ces instants improbables
Que je n'attendais plus
A la magie presque palpable
Que j'aperçois déjà, à l'entrée de ta rue.

Je suis tombée amoureuse du chapeau
Qui s'est amusé sur toutes les têtes
Mais sans aucun doute, pas pour de faux
C'est sur toi qu'il est le plus chouette.

Je ne comprends toujours rien à la vie
Et après tout, quelle importance
Mais les gens comme toi n'ont pas fini
De me faire croire en l'innocence.

A tes amis complètement ravagés
Ton sourire complétement destructeur
Merci de m'avoir retrouvée
Et fait sourire avec le coeur.

Incandescense…



Plus aucun endroit ou pleurer.
Plus aucun endroit pour souffrir.
Je me vois doucement enterrer
Les dernières notes qui me faisaient plaisir.
Ensevelie sous les mensonges,
Je ne ressemble à rien d'humain.
Je ne veux même plus passer l'éponge
Je crois qu'il finira bientôt, ce foutu chemin.
Tu crois en moi ? Je ne crois en rien.
Tu veux ma main ? J'ai les doigts si froid.
Je voudrais tellement m'éteindre
Consumée par cette chair qui me cisaille
Mais j'ai beau hurler et ne plus craindre
Mes journées s'emplissent de pâle grisaille.
Espérer dans quoi ?
M'accrocher à quoi ?
Je ne sais plus ce qu'est l'espoir?
Je n'en veux pas, de ta guitare.
A mesure que s'égrènent les notes du piano
Je sens arriver le dernier accord
Mais cette mélodie sonne toujours faux
Et je referme le couvercle, à moitié mort.
Comment vivre dans un monde, être en paix
Quand à l'intérieur, ces démons se déchirent
Se battent pour arracher le havre que je fais
Entre deux moments de pur folie, mourir…
Crise de nerfs devant un simple café
Pourquoi, pour qui, aucune idée.
J'ai senti le sucre le long de mes veines s'agglutiner
Et la peau s'est faite épaisse, engluée.
Peur du vide, peur du tout, peur du rien, vertiges
Les discours glissent en vain sur mon coeur de pierre
De ces petits bonheurs ne restent que des vestiges
De ces histoires ne restent que des brisures de verre.
Je ferme les yeux à m'en faire mal tous les soirs
En espérant ne jamais me réveiller
Et tous les matins, quand le réveil m'attrape, sale bâtard
Je me dit que plus rien de ça ne va durer.
L'hiver reviendra doucement, les manches longues sauront cacher
Les punitions sans fin qui me permettent d'exorciser
Cette douleur atroce qui ne cesse de me torturer
Cette culpabilité étouffante qui s'entend à m'étrangler.
Ce soir j'irais nager, nager pour oublier
Pour sentir l'eau glacée faire fondre ma peau flétrie
Ne plus croire, ne plus manger,
Seulement rire, rire jaune, et faire comme si.

J'ai mal, tellement mal…

Je voudrais que ça s'arrête…



Aux courants d'air les plus froids que j'ai connu
Aux sourires glacials auxquels j'ai répondu
Aux crises de larmes auxquelles j'ai survécu
Je vous défie, et vous crache dessus.

Aux silences apeurés qui m'ont étranglée
Aux peurs injustifiées que j'ai enduré
A mes lèvres trop souvent violacées
Je vous remercie de m'avoir broyée.

Aux délires d'alcools et de pillules abrutissantes
Aux soirées de sang et de cicatrices cinglantes
Aux après-midi de terreur dans la salle de bains béante
Je vous hais, de m'avoir rendue défaillante.

Aux nausées sans fin qui retournent mon corps
Aux heures passées à jouer avec la mort
Au nombre incalculable d'efforts
Je vous déteste, de jouer avec moi, encore…



Mystères.



Le café c'est amer
Le piment ça pique
La neige glacée
Les nuits blanches épuisantes.
Le pain c'est lourd.
Le citron acide.
Les gens bizarres.
Le métro c'est chiant.
La pluie c'est froid.
Les loups méchants.
Les pirates cruels.
Les garçons compliqués.
Les filles pénibles.
Les mamans difficiles.
Le travail long.
Le dépression cyclique.
Les cachets abrutissants.
Les larmes salées.
Les cris assourdissants.
Les mots tranchants.
Le cutter salissant.
Les toilettes angoissants.
Le lit cauchemardesque.
Les blagues impossibles à me souvenir.
Les enfants bruyants.
Les tickets de bus chers.
Les vêtements superflus.
Les sacs à main trop remplis.
Le ciel grimaçant.
Le balcon trop haut.
Les escaliers trop escarpés.
La télé trop répétitive.
Le piano trop absent.
Les chaussettes trop chaud.
Les pyjamas superflus.

Pourquoi, pourquoi tant de choses dans la vie
Ne servent à rien et ne sont pas forcément heureuses
Pourquoi continuer à les aimer, et les faire sans bruit
Sommes-nous attirés par les rencontres malheureuses ?

Alors faisons des rêves
Ou tout est facile
Des pensées qui nous crèvent
Par leurs états fragiles.

Déstabilisante existence
Aujourd'hui, anniversaire de ma princesse
Je ferais des efforts et une promesse
Garder ce midi notre évidence.
Je t'offre ma vie petit douceur
Mon soutien et toute ma force
Pour t'aider quand viendront les heures
Difficiles, ou tout devient si atroce.
Je ne te souhaite que du bonheur
Jamais ne laisse naître les pleurs
Dans tes yeux de porcelaine
Si tu savais comme je t'aime.

Après un an d'absence…



Si je m'étais doutée que c'était toi
J'aurais ouvert le paquet plus tôt.
Mais j'ai fait durer, un peu trop je crois
J'aime attendre avant d'ouvrir mes cadeaux.

Il y avait tellement de scotch et de papier
Un certain plaisir à tout arracher
Quand je t'ai senti sous mes doigts
Mon coeur s'est retourné, sûre que c'était toi.

Enlevé les kilomètres d'emballage
Senti les pointes très acérées
Si c'est pas ça un mirage
Alors il faudra m'expliquer.

Et te voilà, assis dans mon lit
J'hallucine, je n'aurais jamais cru
Je n'aurais jamais cru mon ami
Te voir ici, je croyais que tu ne te souvenais plus.

Après nos courses endiablées
Nos soirées sur les bord des nuages
Nos rires trop souvent étouffés
Dans la salle de bain, joyeux carnages…

Tu m'as emmené au bout du monde
Et même si personne ne t'a jamais croisé
Tu as été ma découverte la plus immonde
Si tu savais comme je t'ai aimé.

Dans la noir du jardin, le soir
Je te racontais tous mes cauchemars
Et je voyais dans le feu de tes yeux
Que toi au moins tu me comprenais un peu.

Arraché à ma vie, j'ai du te laisser
Dans le garage, sans pouvoir te prévenir
Qu'on allait m'emmener
Que je n'allais pas revenir.

Le temps a passé, tu étais si loin
Nous avons déménagé, il ne t'a pas emmené
Comment aurait-il pu deviner
Qu'au sous-sol habitait mon meilleur copain.

J'avais perdu tout espoir de te revoir
Je m'étais peu à peu fait une raison
Et là je te retrouve ce soir
Un timing parfait, au moment de ma dissolution.

Maintenant que tu es là
Crois moi c'est pour la vie
Je veux y retourner moi
Dans notre petit coin de paradis.

Avoir parcouru autant de distance
Pour me griffer gentiment
Après une si longue absence
Repars encore une fois, et je te descend.

A tes souhaits, Norbert, n'enflamme pas
La couverture ou tu te fais descendre
Ma gariguette ne comprendrais pas
Si je lui rends sa maison en cendres.

Si il y en a bien un ici
Qui a cru à mes histoires de fous
C'est bien toi, et même si
Les gens s'en foutent, nous
On sait bien que la vie
Ne s'apprécie qu'à l'imagination
Aux rencontres sans raison

T'aime.

Plus aucune importance.



Je me suis retournée de larmes
Depuis presque trois semaines
Essayé de sourires de tous mes charmes
Pour faire croire à l'absence malsaine
De la moindre douleur dans ma vie de porcelaine
Me suis posée la questions tant de fois
De l'appeler ou pas
Et je l'ai fait, moitié terrorisée, moitié sereine.

Il n'a rien dit, rien écouté
A peine murmuré qu'il fallait me décider
Voir quelqu'un qui m'aide à avancer
Et il a raccroché.

Si tu savais docteur
Le temps et les peurs
Que j'ai du affronter
Avant de me décider.

Je ne voulais pas demander de l'aide, trouée de honte.
Je n'en ai plus rien à foutre maintenant.
Je n'irais pas voir un autre psychiatre et m'épancher pendant
des heures. Je ne supporte plus de m'entendre parler.

Tant pis, que la vie se passe
Bourrée de fautes d'orthographe
Plus rien maintenant ne m'agace
A part les blancs de mes paragraphes.

Tu n'as pas voulu m'aider
Ils ne savent plus m'entendre
A moi de me démerder
Pour essayer de comprendre.

Je ne parlerais plus
Je n'écrirais plus sur tout ça
Il ne m'en fallait pas plus
Pour enterrer mon filet de voix.
Maintenant je peux tout ravaler
En sachant que j'ai tout fait
Au moins tout essayé
Pour m'en sortir comme je pouvais.

Faire semblant et naviguer
Sur une vie bancale
Le matin, aller travailler
Et la nuit avoir si mal…

Privacy.

Le froid.
La terreur.
Le glas.
L'apesanteur.

Cauchemars
De cristal
Cheveux épars
Comme j'ai mal.

Cette nuit
Abasourdie
Rêveries
Meurtries.

Le froid.
Le noir.
La peur.
Le désespoir.

L'eau du bain était glacée
Je me suis souvenue
Qu'il y a un an, je me suis noyée
Sans réussir, pari non tenu.
J'avais tant espéré
Ce jour-là ne pas ressortir
De mon cerceuil d'eau gelée
A croire que la vie me réservait pire.

Fait chier.
J'en ai vraiment plus que marre.
23 ans, et je n'e peux déjà plus de la vie.
Quel cadeau, merci encore…

Soirée pour un soir.



J'aurais défait la couette, me serais glissée dedans, remontée jusqu'aux genoux.
Enlevé ces chaussettes qui m'insuportent et qu'on m'oblige à porter pour aller fumer sur
le balcon. Avec juste mon pull, trop grand, aux manches déglinguées.
Sentir les draps froids contre ma peau.

J'aurais monté mon café, dans ma trop grande tasse, que je n'aurais surement pas
terminé, parce qu'il aurait refroidi trop vite.
Lancé Juno, ce film qui me passionne tant. Frissonné au jeu de cette actrice qui me fascine,
qui me berce et me fait sourire.

J'aurais voulu me serrer contre moi. Je ne sais pas pourquoi, moi qui ait tellement peur
du contact physique en ce moment et qui ne supporte pas qu'on me frôle.

J'aurais voulu que tu passe ta main dans mes cheveux, doucement, en faisant
des noeuds partout et je n'aurais même pas râlé. Glissé ta main
le long de ma jambe, doucement, comme pour te souvenir que ma peau est
sèche de toute forme de tendresse. Sur mes cicatrices en train de guérir,
en me promettant que la prochaine fois, tu serais là. Et que tu ne me laisserais pas faire.

J'aurais voulu me couper soigneusement, le bras gauche, le bras droit.
Et tu auras saisi mes poignets, fermement, attendant que passe cette crise.
Et tu m'aurais protégée.

Je me serais surement endormie. Avant toi, ai-je le droit de l'espérer, moi qui
suis boudée par le sommeil depuis trop longtemps et qui ne supporte plus d'entendre
une respiration lente avant la mienne…

J'aurais voulu me sentir vivante, serrée dans des bras chauds, protecteurs.
Juste pour ce soir, ou la solitude n'est pas mon alliée, contrairement à tant de fois.

Elle s'immisce, doucement entre nous,
La peur de toi, la peur de nous…