
Qu'attends-tu de moi ?
Que je ne t'ai pas déjà donné…
Que veux-tu autant,
Que je ne t'ai pas déjà composé ?
Les violons sonnent faux, à m'arracher la poitrine
J'écris le mal pour l'écrire, frisson parcours l'échine
Comment être aussi noire en étant si près de croire
Pourquoi s'enterrer plutôt que de sortir du placard ?
Sournoise, abusée, j'en ai mal jusque dans les pieds
De ces talons trop hauts qu'il m'a fallu porter
Pour cette journée ou je n'ai rien fait d'autre que de ne pas exister
Et sourire, ridicule, aux condescendences exacerbées.
La pâte d'amandes sur le gâteau,
Une part, déjà une de trop
Qui a fini dans le lavabo
En silence, sans un mot.
Aime la vie, bordel, aime ta vie
Mon petit coeur me dit
Et plus je pleure, plus il crie
Je l'entend battre, très tard la nuit.
Quelles choses n'avons nous pas dit
Et qui peut être nous auraient permis
De nous entendre toi et moi
Sacré bonheur, je ne te comprends pas.
Ecriture boulimique, signature élastique
Cigarette vicieuse, fête amoureuse
Alcool trop léger, la folle à caser
Chaise bien bancale, à l'aise comme un journal.
Quoi qu'il en soit,
Tu n'es pas là
Et me revoilà
A écrire sur toi.
J'en ai ma claque
De tes absences
Si ça dérape
Prends-en conscience.
Quoi qu'il en coute
Voilà, je doute
De ma faute à moi,
Si on ne se comprends pas ?
Pitoyable petite douceur
Ne vois-tu pas que je te meurs
Dans mes bras, vois la terreur
Je te tiens par les pleurs.
Je n'en ai certes, jamais douté
Mais de là à me le faire avouer
Tu y vas fort, je suis désolée
Je ne m'attendais pas si vite au silence improvisé.
Petite conne…




