Cré-artifices…



Tourne les mots, les démons
Retourne à l'eau, mon austère osmose….

J'ai si froid quand tu es près
Si mal quand tu es loin
Je ne fais pas exprès
C'est ta faute, tu t'en doute bien.
Retrouver un sujet d'écrit
Pour combien de temps encore
Jusqu'à ce qu'explose mon coeur meutri
Je t'aime conquistador…

Endors toi dans les volutes de draps
Froids et chauds, je ne saurais dire
Autour de moi, glacé, le silence est là
Faisait apparaître de malfaisants sourires.
Hurlement tardif, je me suis relevée
D'un coup sec, pensant apercevoir
Le monstre sur ma lèvre ,penché,
Prêt à attaquer, à vivre mon cauchemar.

J'ai fouillé des yeux l'obscurité
Sans rien voir d'autres que des formes
Inhabituelles mais appréciées
Il n'y a que ma vie que je déforme.

Allez, je retourne faire semblant
Faire croire, faire comme si, comme avant
J'aurais mieux faire de te dire non
Tu serais encore là à me supplier, « quand ? »

Prière, de ne pas déranger les anges…



Etiolée en cicatrices brunes
Que je regarde sur mes jambes fatiguées
Je voudrais me pendre à la lune
Et finir par disparaître dans ses traînées.
Des larmes de doutes, des sanglots effrayés
J'ai essayé d'y croire aujourd'hui
Et je me rend compte que j'ai beau le griffer
Mon coeur décidément, plus jamais ne réagit…

Je suis remontée dans le train de la vie
Qui m'emmènera malgré moi et mes choix
Parce qu'il vaut vivre, qu'on ne décide pas
Que je ne décide plus quoi faire de moi.
Mal à m'en étouffer, l'habitude de la souffrance
Finit par me donner un peu de décence
Je ne demande que le silence
Pour faire le point sur ton absence…

Petite fille sotte, tu flâne dans un grain de folie
En espérant te noyer sous un nuage de pluie
Mais tout ça est impossible, il te l'a tant dit
Alors avance, bouge, saute sur le cri.
Détriments, déchets, boule de nerfs au coeur meurtri
Je me fous royalement de leurs écrits
Qui tentent de me ramener à la vie
Mon coeur se serre sur l'anxyiolitique honteusement pris.

Qu'ils viennent, qu'elles me comprennent
Quelqu'un par pitié qui saura me soulager
Nettoyer mon coeur, ma tête, même l'arracher
Je m'en fous, tant que tout ça peut s'arrêter.
Dans une pénombre mortifère
Je sombre dans un semblant d'inconscience
Endormie par ces cachets de sorcières
J'en fini par perdre l'évidence.

Pardon mais je vomis les chansons
Que j'écoute à en prendre la raison
M'évanouir dans un verre de trop
Dans la fumée d'une cigarette de trop…
Bientôt perdu quatre kilos
En moins de cinq jours, peu s'en faut
Ce travail est censé me sauver, le salaud
S'il savait que je l'attendais pour m'écraser comme un mégot.

Je refoule les pleurs, ce soir je n'ai pas le droit
Il y aura du monde, je veux qu'ils me voient
Sourire, faire semblant, pour ne pas leur faire mal
Ne me le reprochez pas, quoi de plus normal ?
Que de protéger les gens qu'on aime
Du démon qui nous hante et nous emmène
A croire qu'on n'a plus aucune valeur
Et que notre disparition ne créerais aucun malheur.

Juste une brume de soulagement
De se dire qu'après tout finalement
J'ai apporté tant et tellement
D'angoisses et de faux-semblants.
Mon amour je vais exploser
Je ne veux pas qu'on me soulage
Juste me tenir et m'empêcher
De m'éclater la tête sur le carrelage.


M'en vais gouter le tiramisu de ma fée.



Esthétique exutoire…
Je cherche ma place, dans le noir

Les crises d'angoisses multipliées,
Tu me manque, monsieur aux zéro fautes.
A quand ton retour ?

Il faudrait que l'on s'entende
Sue le nombre de jours
Avant que se pendent
Nos envies de toujours.

Un kilo de trop, en une semaine
Arrêtons le massacre
Il faut que je me démène
Et m'attache la tête dans un sac.

Dites moi, donnez moi une date
A laquelle tout cela se finira
Une vraie fin, pas un simple ersatz
Avant que je m'arrache un bras.

Mes écritures sont à mourir
Je m'en excuse, et non, même pas
Si je travers le pire,
Avec un peu de chance, le meilleur reviendra.

Pourquoi tout ça ?



Mon cerveau à la limite de l'explosion
Je voudrais sombrer dans la folie
Comprendre et connaître les raisons
De cette stupide et idiote obligation de vie.
Ne pas manger, ne pas pleurer, ne pas parler
Rester au silence, en quarantaine
Je voudrais dormir, sans cesse, oublier
La fin me fait du pied, sans gêne.
Leurs problèmes, leurs jalousies, leurs besoins
Je ne peux pas tout faire, tout faire bien
Tendre et tenir des dizaines de mains
Ecouter, comprendre leurs chagrins.

Je suis coupée en deux, tête et corps
L'un et l'autre, jamais d'accord
Je suis épuisée des désaccords
Qui me font mal et espérer la m…
Violence inexistante de la moindre envie
Le contact de la peau me dégoute
Les gens autour, l'air vicié de leurs doutes
Je n'ai plus besoin de vos mépris.
Qu'on me laisse dégringoler
Pour me relever plus tard peut être
Je n'en peux plus de me cacher
Pour protéger les autres, je m'arrache la tête.

Encore des cauchemars à outrance
Je me plains ? Allez vous faire voir
Je n'ai pas choisi cette histoire
Ces silences et ces défaillances.

Electrocutez-moi.

x

L'angoisse me semblait tellement loin
Oubliée dans mes cauchemars de cette nuit
Je ne veux pas te prendre la main
A chaque fois tu m'as trahie.

Ma tête ne veut pas exploser,
Le silence ne veut pas s'imposer
La vide, le trop, tout est emmêlé
Rie n'a de sens, je suis épuisée.

Arrachez-moi, loin de ce monstre
Loin de cette chose qui me détruit
Je n'en peux plus, je suis à bout,
De croire toujours sans la moindre force.
Je veux respirer, je m'étouffe
J'ai mal de me faire mal,
Idée qui m'étrangle de plus en plus
Je ne veux pas,
Je ne sais plus,
J'ai si peur…

Jugar.



L'inquiétude ou l'angoisse
Je ne saurais pas dire
Même si ces deux pétasses
S'accordent à me faire rire.
Marre des cachets à forte dose
Tout ça pour que mon cerveau
De temps en temps se repose
Pendant que je reste bien au chaud.
Trahison des anti-dépresseurs
Qui me font plus mal que peur
Quand l'effet escompté n'arrive pas
Je me retrouve perdue, sait-on pourquoi.
Ranger, le bordel qui s'amoncelle
Mettre la musique plus fort
Craquer une autre étincelle
Fumer encore, et encore.
Pas du manger la glace à midi
Pas voulu sortir, restée ici
Au fond du ventre qui m'en veux
De l'avoir nourri un peu.
J'en ai ma claque
De penser à l'envers
Les deux pieds dans la flaque
La tête au fond de la terre.
Douce question hypothétique
Quand vais-je recommencer
Comme une hystérique
A ne plus vouloir manger ?
Je devrait me battre dans l'autre sens
Pas moyen, je suis dans l'inconscience
Que ce corps est en danger
Je continue de le maltraiter.
Cendriers dans la maison improvisés
Je sème la cendre à corps perdu
Déceptions dans la raison inaltérées
Je veux la surprendre dans la rue.
I know you want me
You know I want you.
I know I want you
You know you want me.

La vie, ce matin. C'est fin…

x

Je me réveille, midi passé, je suis paumée.
Je finis par ne plus rien comprendre à ces matins ou j'émerge, toujours
trop tard après tout le monde. Ma tête cherche désespérément à tomber en
arrière pour se rendormir, mais il faut que je sorte du canapé, que je fasse quelque
chose, juste au moins pour avoir l'impression de vivre plus debout que couchée.

J'erre dans la cuisine, j'avale un morceau de pain, qui finit dans les toilettes
un quart d'heure plus tard. Je suis toujours en mode zombie, j'avance
avec mes pieds, ma tête n'est toujours pas remise en route.
Je tente trois cuillères de semoule, pour avoir quelque chose dans le ventre.
Peine perdue. Elles rejoignent le pain en moins de cinq minutes.

Aller retour entre le salon, la cuisine, l'ordinateur, le balcon, je n'ai presque
plus de cigarettes, le jus d'orange dans le frigo a tourné. Il est immonde et je bois,
sans me rendre compte. Jette la brique à la poubelle, nausée, je ravale, je ne vais pas
vomir une troisième fois en moins d'une heure…
Rallume une cigarette.
Pense.
Oublie.

Je percute que je n'ai pas pris d'anti-dépresseurs depuis 5 jours.
Quelle folie… Je m'acharne sur les cachets que je devrais réduire, et j'oublie
les essentiels.
J'en avale deux.

Me voilà, assise au clavier, attendant désespérément que ces deux gellules fassent leur effet.
Tu rapelleras plus tard, j'attends impatiemment.

Faire quelque chose aujourd'hui, faire quelque chose.

Vider le lave-vaisselle, arroser les plantes,
Nourrir les poissons, sinon maman pas contente
Nettoyer les traces de chocolat
Sur mon tee-shirt, je me demande pourquoi
Je me rapelle pas en avoir mangé
Surement Sarah qui l'a porté.

Passer sous la douche et faire tomber
La couche de cendres qui ne fait que m'axphyxier
Surtout, ne pas aller me peser
J'en ai ras-le-bol d'être mariée
A une balance aux deux chiffres ridicules
Bon, elles vont se dissoudre quand ces gellules ?

Je raconte n'importe quoi…


A celle qui hante mes nuits.

x

Je parcours tes lignes, insidieusement, comme une voleuse
Grapillant à droite et à gauche des morceaux de ta vie
Mes yeux grands comme des billes lisent, silencieuse,
Et s'imprègnent, avalent, analysent et digèrent tes écrits.

Que ne passe un seul jour ou je ne peux m'empêcher
De penser à ton existence, là-bas, trop loin de moi
Je donnerais n'importe quoi pour enfin savoir voler
Et sonner à ta porte, avec des nuages dans les bras.

Je ne sais pas comment t'aider, je ne sais pas le faire pour moi
Mais je ne peux pas abandonner, j'aime tellement entendre ta voix
Qui me paraît si lointaine aujourd'hui, ou avons-nous laissé,
Notre dernière rencontre, tout ça est si vite arrivé…

Te savoir à des centaines de kilomètres me tord le ventre
Lire ta solitude chaque jour me fait tellement enrager
Cette ******rie de douleur, de maladie tellement sifflante
Fait exploser ma tête, me réveille la nuit, effrayée.

Je te vois, je me vois, et un jour je nous aperçois
Pourra-t'on un jour guérir de nos cicatrices
Et nous dire que peu importe l'état de tes doigts
Tu redessineras les lignes directrices.

Princesse, je sais comme tout ça est compliqué
Je t'en supplie n'abandonne jamais, jamais
Pour quelle raison devrais-je être celle qui pourrait
Te donner l'envie malgré tout ça de continuer ?

Je n'en sais rien.

Mais je sais, plus que rien, plus que tout
Que la place que tu as à l'intérieur de moi
Me redonne l'envie, surtout le goût
D'avancer, ne serait-ce qu'un pas…

Prends ma main, même si je ne suis pas solide
Mais je tiens encore debout, et je te tiens
Sors, joli papillon de ta chrysalide
Et vole avec moi, nous verrons bien…

Petit ange,
Jamais tu ne dérange
Petite fée,
Jamais oubliée
Petite fille perdue
Aux sourires déchus
Petite chose
A la vie pas assez rose
Reste avec moi
Ne m'abandonne pas
Je ne saurais pas
Comment vivre sans toi.

Privée de….


 


Le piano est froid.


Ses mains sont froides.


J'ai mal au fond du ventre


Je n'avais pas choisi.


 


Apprendre à dire non


Quand la vie est en danger


Mais rien n'est sorti, aucun son


De ma gorge complètement étranglée.


 


Regard satisfait, endors toi


Pendant que je meurs de honte


Il faut encore se blottir contre toi


Tu ne te rends meme pas compte.


 


Tu m'a vidée du peu de dignité


Qu'il me restait, si compliquée


A reconstuire jours après jours


En pensant que c'est ça l'amour.


 


Je me sens sale, écorchée


J'ai mal, mon dieu comme j'ai mal


Et mon cerveau ne cesse de crier


Que tout ça est normal.


 


Faite pour qu'on te marche dessus


Faite pour être humiliée, rabaissée


Je n'avais rien dit, rien voulu


Et tu n'en as que profité.


 


Verse ton sang dans mon corps


Souris moi quand tu t'endors


Mourir, refrain incessant jouée par ce piano


Que je trouvais toujours si beau.


 


Souris, mon ange, souris


Ne pleure pas, c'est ça la vie


Abusée par tant de mépris


Abusée par la confiance en lui.


 


Tu n'oublieras pas


Pas cette fois


Alors regarde moi


Et arrête crois moi


 


De vouloir espérer un mieux


Rien qu'à regarder tes yeux


Tu n'es qu'une fille à prendre


A écraser, à brûler, à n'y rien comprendre.


 


Pleure, tu n'es qu'une sal….


Et je ne te consolerais pas


Je ne suis pas ta rivale


Juste la partie que tu n'accepte pas.


 


Va boire, va oublier


Prend les par dizaines, sans eau


Ecroule toi, laisse moi rigoler


Tu n'es rien d'autre qu'un ridicule cadeau.

Supplie.


 


Avoir tellement honte.


Pleurer de ce qu'on est.


Je n'ose plus me regarder.


Je ne veux plus sortir.


Ne me regardez plus.


Laissez moi dans le noir.


Je ne supporte plus le regard.


Je ne veux pas qu'on me voit.


Je vous en prie, ne me regardez plus.


J'ai tellement honte.