Elle (5)

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Cascades, escalades, décadences, évidences
Je suis presque réveillée aujourd'hui,
Me démange l'envie de la voir, qui danse
Errer dehors la moitié de la nuit.

Exactement comme la dernière fois,
Quand tu l'a serrée dans tes bras
Dans la chaleur d'un soir, dans le silence
Des nuits chaudes et collantes de leurs défaillances.

Lui laisser un sourire sur le visage,
Lui faisant promettre d'être sage
Sachant qu'il y avait peu de chances
Que l'excitation ne la mette pas en transe.

La voir heureuse, encore, à nouveau
Pas perdue dans les bras d'un idiot
Qui fera sonner son coeur un peu faux
Mais qui trouvera chouette ses faux rideaux.

Lui ( 9 )



Il y a des pleurs qu'on n'entend pas
Des sourires qui ne se voient pas
Et pourtant derrière tout ça
Il y a simplement eu toi.

Après autant de temps
Je n'aurais jamais pensé
Et même encore maintenant
Comment tu as pu te rappeler.

Je n'y comprendrais jamais rien
Je n'étais surement pas destinée
Qu'un grand comme toi, si loin
Finisse par me remarquer.

Pendant des heures j'ai espéré
Que tu entende les larmes s'écraser
Sur les touches de l'ordinateur
Que tu entende saigner mon coeur.

Et maintenant tu es là
Je crois que tu sais lui parler
Alors j'ai confiance en toi
Je sais que tu finiras par la tuer.


Lui ( 8 )


 


A l'écrivain le plus doué


Que j'ai du rencontrer


Qui m'ai autant remuée


En trois mots alignés.


 


A l'écrivain le plus fou


Qui sait presque tout.


Et qui m'explique souvent


Quoi faire de mon temps.


 


A l'écrivain le plus cinglé


Qui dépasse l'imagination


En écrivant sans s'arrêter


Jusqu'à l'explosion.


 


A l'écrivain le plus surprenant


Que j'ai connu jusqu'à maintenant


J'espère qu'on aura le temps


D'écrire assez pour rester vivants.


 


A l'écrivain le plus amoureux


Et surement le plus heureux


J'aime bien te voir à deux


La voir briller dans tes yeux.


 


A l'écrivain le plus inaccessible


Je ferais jamais de toi un cible


Je t'aime de loin, juste comme il faut


Parce que c'est bien, parce que c'est beau.

Lui. (7)


 


Cheveux sombres, regards égarés,


Je ne sais pas encore lire entre tes lignes.


Baisers de froid, ensoleillés,


Un moindre mot, j'attends le moindre signe.


 


Déjà ici depuis longtemps, tombé sur la terre


Tes yeux brillent, j'essaie de lire


Pourquoi tu es si solitaire,


Quelle histoire te ferais sourire ?


 


A l'aube de tout et pourtant trois vies dans une


Vécu tant de choses, souffert sans bruit


Je t'ai trouvé, perdue en pleine lune


Tu glissais silencieusement, et tu m'as dit.


 


Partir loin, quitter tout ça


Peu importe quelle direction tu prendras


Peu importe dans quel ciel tu te perdras


Quoi qu'il arrive, je serais là.


 

Elle. (4)


Archet d'un violon rare,
Touche manquante d'un piano extraordinaire.
Musique douce d'un soir de novembre
Vent léger d'un hiver frissonnant.

Tu as posé tes ailes sur mon petit monde
Je n'en espérait pas autant
Les quatres, d'un coup d'un seul
Je me suis sentie mieux, vivante.

Je voudrais te voir danser
Voir un sourire dans tes cheveux
Je voudrais te voir pleurer
Une dernière fois et sécher tes yeux.

Ta voix qui tombe me brise le coeur
Petite fée au passé si compliqué
Je rêve de savoir à quoi tu rêve
Petite chose aux cheveux tout emmêlés.

Lui (6)



Tombé du ciel, un soir de septembre.
Oublié, retrouvé, retrouvé, serré fort contre moi.
Des mots si simples, des phrases qui consolent,
Un rire qui me fait toujours sourire.

Chocolat fondu d'une crêpe un soir froid de décembre
Sucre au fond d'un café trop fort,
Morceau de pain oublié, retrouvé avec le sourire
Nuage de douceur…

Solitude(s) partagées, dans ce monde un peu bizarre
N'avoir plus peur d'être jugée, oubliée, blessée.
Promesses iréelles enfin tenues,
« Je serais là, toujours »…

Les anges se font si rare aujourd'hui,
Ne me prenez pas celui-là…
Il me reste tant de choses à connaître de lui
Tant de nuages à visiter et de blessures à guérir…

Lui (5).

Début d'un piano que je connais trop bien.
Premiers sons d'une première respiration.
Sanglot d'un pleur de rire,
Consolation d'un triste sourire.

Le goût d'une musique étrange
Que je cherche à réécrire, à entendre.
Et à chaque fois les accords se mélangent,
Et je ne sais plus comment l'apprendre.

Rêve de calme, de tranquillité.
Comme ces courants d'air que personne ne sait attraper.
Ange à laisser voler sans jamais l'arrêter.
A regarder de loin, un sourire en coin.

Sait construire des cabanes inexistantes
Laisse des traînées de larmes sucrées.
D'une complexité plus qu'évidente.
Et pourtant aussi simple qu'un souffle d'été…

Lui (4)




Evadé d'un livre tout juste sorti,
Mélange de mots et de silence.

Rempli de secrets qui brillent comme la neige,
Rempli de passion fatiguée, épurée, émerveillée.
Imaginatif, contemplatif.

Marche sur la vie sur la pointe des pieds,
Comme pour ne pas réveiller le temps qui passe.
Regarde, apprends, veut tout savoir,
S'éprend du monde et le hais.

Musicien des jours de pluie,
Compositeur des jours de fêtes,
Inventeur de sourires,
Créateur de rêves…


Elle. (3)

 

Grande au ciel, cheveux si fins, bouche si légère…

Meurt au moins douze fois par jour de méningites

et cancer du sang.

Répertoire musical en chinois pour moi,

crée des vagues de soie et flanelle.

 

Rencontrée il y a si longtemps, aimée au premier jour,

si loin aujourd'hui.  Rires de soeurs, pleurs au soir, consolables

encore un peu, longtemps j'espère.

 

Petite grande, perdue dans la vie comme une cerise

sur un gateau à la vanille. Plus belle cerise du monde.

 

A mon melman préféré… 

Lui. (1)

 

 

Mon tout, mes silences et mes angoisses.
Ma moitié, mon fantasme, mon amour.

 

Laisser glisser ses doigts, le faire vibrer lentement, être
douce avec lui, s'emporter, le faire sonner de mille couleurs.

Etre en colère après lui, frapper ses cordes, ses blancs et noirs
de toutes ses forces.

 

Lui offrir mes larmes…

Inspiration douloureuse, émotion pleine de rêves.

 

Seule dans le noir, pas besoin de le voir pour le jouer.
Je le connais sur le bout des doigts, il connait mes mains par coeur.
Il me laisse l'apprivoiser, l'aimer et le détester sans jamais s'arêter de résonner pour moi.
Il chante mon âme, il sait tout.

 

Il comprend tout.