
Croyons en les crayons, crayonnage à l'étalage
Elagué par les blagues que la vague rend volage.
Essayage de souhaits que je sait incensés
Censés recenser le sens de nos contre-sens.
Sensiblement différent, je diffère cependant
Pendue à la rue, comme le rat au débarras
Rapiécée en pensée que la panse saura se calmer.
Calmants à outrance, silence et absence,
Accentuent les absents de l'absolution sans solutions.
J'affectionne et étonne de voir comme
Les hommes sont aphones, affligée
De fliquer la moindre émotion, déraison.
Raisonne moi, époumone, et pour la somme
Dérisoire d'un cauchemar, je cautionne
Ton départ, dans le noir, dans un soir de cafard.
Caphernaüm équivoque, je troque ma toque
Pour une faim effrayante, décadente, permanente.
Permission de succion, suffoquée par le fait
Que j'effraie, que l'effet est sans affection.
Fait comme tu veux, comme nous deux,
Dans les yeux d'un peu d'eau, ose et repose
La prose de mes ecchymoses, je rêve en rose,
Et revêt la cause de ces maux de magicien d'Oz.
Mots ou parjures, la torture dénature la luxure
Que mon cerveau trop idiot s'inflige, affligé.
Exactitude aphasie, je reprend le flambeau
D'une vie, qu'il est beau, le monde dans ses habits
De fête parfaite, la tête entre la couette,
Les doigts accrochés sur une croche décrochée
D'une portée rapportée sur un morceau de papier
Parle moi toujours, mon amour, des ciels lourds
Et de la belle qui pleure dans les heures interminables
Ou le plus minable sera capable de voir l'espoir.
Quand elle ne voit rien, prends sa main, au moins
Jusqu'à demain, ne laisse rien, entraver son chemin
Et n'oublie pas qu'elle ne plie pas si tu es là
Situé entre un si et un la, bémol et rigole
De vos coups de gueule, même si seule
Elle a du mal à voir l'essence, de ta présence
Ne lui tiens pas rigueur, de ses peines, de ses erreurs
Elle fera le meilleur pour vaincre ses peurs,
En vain et en tout, juste pour un et pour vous
Haut la main j'avoue, je gagnerais le monde pour nous.
